Portrait d’étudiant : Melissa Bronsart 

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Melissa est étudiante en Master 1, et attaque elle aussi sa deuxième semaine de montage. Elle nous présente son projet de documentaire.

Présente-nous ton film :

« Mon documentaire portera sur la pêche et les pêcheurs. Ça ne parlera pas des techniques de pêches, mais plutôt de pourquoi ces personnes pêchent, qu’est-ce que ça leur apporte, fait ressentir, et qu’est-ce que cette activité révèle de leur rapport à la nature.

J’ai rencontré des pêcheurs d’âges différents, d’expériences différentes. Je les ai interviewés séparément, ils ne se connaissaient pas entre eux. Ils livrent leurs points de vue et tentent d’expliquer ce qui les pousse à pêcher, qu’est-ce qui les motive à passer du  temps en pleine nature, etc. ».

Comment s’est passé ton tournage ?

« Les rencontres se sont faites grâce au bouche à oreille. Ça a débuté avec mon voisin, par hasard, au cours d’une discussion. Il est pêcheur et m’a amené dans son association de pêche, grâce à laquelle j’ai pu assister au relâché de poissons et l’ouverture de la pêche à la truite. Je ne connaissais pas vraiment ce monde, j’ai beaucoup appris au cours du tournage. J’ai été très bien accueillie, les gens étaient très gentils.

La pêche, c’est souvent tout ou rien : en fonction des moments c’est soit très calme soit très mouvementé, parfois avec une ambiance très conviviale et bon enfant. Ils ont été surpris de voir quelqu’un arriver avec une caméra pour filmer leur activité. »

Et cette période de montage ?

« C’est la première fois que je monte un film. J’ai eu des difficultés au début pour faire le deuil de certaines de mes images. Mais maintenant que j’ai compris que c’est pour le bon fonctionnement du film, ça avance mieux. Je tiens par dessus tout à ce que ce travail aboutisse.

Cette étape de montage me plaît, mais la difficulté principale à mes yeux réside dans le fait de juger mon travail, de toujours devoir me demander quel est mon propos pour le représenter le mieux possible avec l’image. Nous nous montrons nos montages entre nous pour nous entraider et avancer dans le bon sens. Il faut accepter la critique constructive, et le fait que des fois ce qui a du sens à l’image pour nous n’en a pas forcément pour les autres. Même si ce n’est pas toujours évident et facile à entendre, il faut savoir se remettre en question pour que notre film fonctionne au bout du compte. »

Melissa nous propose une vidéo nous présentant quelques-uns de ses rush, qui sont des morceaux de vidéo bruts sortis de la caméra.