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Nouveaux sites d'Iffcamiens

Exposer son travail et en chercher du nouveau, tel est le but des sites internet des anciens étudiants de l'IFFCAM qui fleurissent en ce début de printemps. Voici trois sites d'étudiants de la huitième promotion qui reviennent tout juste de leur tournage au Sénégal : Nicolas Goudeau-Monvois, Jonathan Mas, Renaud Leroux.

Bande démo de Nicolas

L'Europe en canoë

Une fois n'est pas coutume, petit coup de zoom sur un projet mené par une personne qui n'est pas passé par l'IFFCAM. Par contre, il recherche des co-équipiers et parmi eux, pourquoi pas un ancien étudiant !

Le projet en quelques lignes :

L’Europe recèle de rivières sauvages, libres de divaguer et de créer et recréer le paysage au gré des crues, riches d’une faune et d’une flore rares, spectaculaires et qui regorgent d’aménités pour les populations locales.

Entre début mai et fin août 2014, le projet « un tour d’Europe en canoë » se donne pour objectif de naviguer sur les dernières rivières sauvages d’Europe et de réaliser un web reportage au sujet de chacune d’entre elles. Notre objectif est de nous confronter à ces cours d’eau, d’aller à la rencontre de la faune qui les peuple mais aussi de partager avec le public « l’histoire de ces fleuves » et l’inviter à la navigation.

Aurélien Rateau l'initiateur du projet recherche des co-équipiers qui savent filmer, avec une sensibilité naturaliste, pour les différentes navigations qu'il projette de faire entre le printemps et l'été 2014. Pour le contacter : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Nouvelles de l'oiseau des blancs

Alors que le tournage de L'oiseau des blancs, le film collectif de la huitième promotion se termine bientôt au Sénégal, ils nous ont déjà concocté un premier aperçu de leur expérience. Plus d'infos et le journal de bord sur la page Facebook du projet.

 

Initiation à l'animation

A leur demande, cette année les étudiants ont suivi une initiation à l'animation que nous raconte Julien :

L'animation, quel rapport avec le documentaire ? A première vue il est vrai qu'on peut ne pas le voir tout de suite, mais il suffit de creuser un peu pour se rendre compte que des liens unissent ces deux pans du 7ème art. Le genre documentaire animé qui refait parler de lui depuis la sortie de Valse avec Bachir (Ari Folman, 2008) en est certainement l'exemple le plus évident.

 Mais plus nombreux encore, sont les documentaires avec une part d'animation. Prenons le cas du récent Il était une forêt de Luc Jacquet. L'utilisation d'animations par dessus des images en prise de vue réelle permettait alors l'illustration de phénomènes se déroulant sur des laps de temps trop longs pour pouvoir être filmés.

On peut alors facilement penser aux Times Lapses, techniques indissociables de la plupart des documentaires animaliers récents, qui revient à accélérer une séquence, ou plus souvent mettre bout à bout une séquence de photos prises à intervalles régulier dans l'idée de montrer un phénomène qui met trop de temps à se réaliser.

Que ce soit la construction de ma phrase précédente, un classique couché de soleil ou bien la pousse de champignons.

Alors que le second se fait facilement en extérieur, le troisième se réalise en studio où tous les paramètres gênants sont sous contrôle (humidité, lumière). On se rapproche alors de l'animation traditionnelle en volume (Wallace et Gromit). En tout cas en ce qui concerne les dimensions et l'éclairage !

C'est dans l'idée de pousser les autres étudiants à s'emparer des techniques de l'animation pour leurs films ainsi que d'aborder les questions de l'éclairage que je me suis mis en tête de faire venir à l'école des membres de l'association " l'Arrosoir à Emile " dont je fais partie :

Fabien Drouet, réalisateur et chef opérateur de films d'animation, coréalisant en ce moment la série Dimitri pour France 5, Oanell Le Briquir, membre de l'association et Damien Buquen qui en est président.

 Durant 3 jours, 3 différents plateaux ont été mis en place :

Un plateau dédié à l'animation en volume: Manipulation d'une marionnette articulée sur plateau aimanté.

Un plateau dédié à l'animation en multiplans:Manipulation à plat de papier découpé, sable, etc.

Un plateau dédié à la pixilation: Animation d'objets réels et de comédiens image par image.

Ce parti pris de l'animation dite traditionnelle étant à la fois du à un soucis évident de temps, mais aussi à la raison première de l'association « l'Arrosoir à Émile ».

L'atelier n'ayant pour vocation de n'être qu'une initiation, il est était donc plus intéressant d'aborder en pratique la décomposition des mouvements, phase inhérente à tout type d'animation.

Tout cela en alternance avec des parties théoriques : projections de films, débats, analyse filmique, principes de l'animation...

Et ce fut un succès, que ce soit du côté des participants (qui comptait aussi parmi eux deux anciens étudiants de la 2ème promotion) comme du côté des intervenants. En trois jours ce n'est pas moins d'une douzaine d'ultra courts métrages/séquences qui ont été réalisés. Moonwalk sur Thriller, nage ou vol à même le sol, ainsi qu'une loutre dont la place dans un film d'un étudiant de 1ère année est déjà réservé.

Espérons en tout cas que cette rencontre puisse faire germer de bonnes idées dans les esprits de tout ces futurs réalisateurs et être à l'origine d'échanges futurs tout aussi constructifs.

Retour en Camargue

Au mois de novembre, notre promotion de Master 2 est partie réaliser un stage pour s’exercer au cadre durant une semaine en Camargue, dans le Marais du Vigueirat. C’était un tout autre milieu que celui de notre stage précédent en Brenne ! Et naturellement, ce ne sont pas les mêmes espèces que nous avons rencontrées.

Une véritable pléiade d’oiseaux nous y attendait. Flamands roses, aigrettes, hérons cendrés… mais également des espèces plus rares, tels que le butor étoilé ou encore le râle d’eau. Nous avons retrouvé les emblèmes de la Camargue, chevaux et bovins camarguais, ainsi que les impressionnants mastodontes que sont les taureaux espagnols. Les sangliers étaient aussi au rendez-vous.

Nous avons vu des gardiens rapatrier des chevaux sauvages et des taureaux. Mais ce qui nous a particulièrement marqué lors de ces expériences, c’est les couleurs flamboyantes et changeantes qui métamorphosaient parfois le paysage en peintures surréalistes.

Un beau matin s’est offert à nous un changement de temps pour le moins inattendu. Nous nous sommes levés pour partir en affût à l’aurore. Il faisait froid et le ciel était gris et lourd. Puis, quelques minuscules flocons ont commencé à pointer leur nez timidement, grossissant de plus en plus et toujours plus nombreux. On se serait cru au centre d’une véritable tempête. Une heure plus tard, les chutes cessèrent brusquement. L’épais manteau de neige se résorba sous les premiers rayons du soleil.

Pour conclure, ce fut de très bonnes expériences et nous avons pris beaucoup de plaisir à filmer dans le Marais du Vigueirat.

Céline

 

En direct du Sénégal

Maud, de la huitième promotion de l'IFFCAM, nous envoie des nouvelles du tournage !

Journal de bord d’une preneuse de son #1

2 février : départ pour Romish et moi à 9h. Isabelle et Sam (anciens étudiants) nous emmènent à Orly. Etrangement, on a bien dormi.
Chloé et Joachim (nos amoureux respectifs) nous accompagnent pour un dernier « au revoir ».
4h de voiture à causer avenir du doc animalier.
On est les premiers arrivés à l’aéroport, on discute making of, puis Reno, et enfin Vicdoudou.
Enregistrement des bagages fait, nous voilà dans le premier avion.
A Lisboa, on se laisse aller à une dernière pression, et hop on embarque dans le 2e avion.

 

 Arrivée : 1h du mat’ a Dakar, missions :
- Passer la douane : ok
- Retrouver (tous) les bagages : ok
- Changer le cash en francs CFA : ok
- Trouver Xin de Chine : c’est lui qui nous trouve et nous rentre dedans avec son chariot plein de bagages. Il a passé l’après-midi avec la cousine de Makha, le guide.
3h de taxi dans la brousse et les nids de (grosses) poules…
Quelques coups de klaxon plus tard, nos collègues se réveillent pour venir nous ouvrir.
Quelques embrassades aussi, et nous voilà couchés. Il est 6h30.



3 février : après une courte nuit, l’équipe 1 prépare son retour en France : au revoir(s), cadeau…
Discussions intempestives entre nous pour essayer d’accorder nos violons. Ca commencer à tirer pour Majella et Tibo.
Réunion express tous ensemble, 1e visite en brousse… et le soir…. C’est « sabarh » ! 3h de démonstration de danse. Pierro est devenu expert. Xin adore ! Il se lance ! On se couche tard dans la nuit…

4 février : coupure d’élec (et d’eau), la plus longue depuis le début…. Ça tombe mal, l’équipe 1 devait finir quelques back ups…
Les sacs s’entassent dans le kiosque. Le taxi est trouvé. Les cases se vident… et se remplissent des nouveaux venus.
Réunion avec les femmes du groupement : remerciements, quelques améliorations proposées pour la suite, et voilà venu le temps du départ.
Les sacs sont empilés sur le toit du taxi. Pierro subtilise le sifflet-boussole de John et lui « gâche son départ »…
L’équipe 2 peut « enfin » s’installer…, seule au monde….

En fin d’aprèm, Xin et Reno partent faire les courses avec les femmes et Makha.
Pierro, Vicdoudou, Romish et moi on décole pour Kousmar.
« Le plus gros envol » de faucons pour Pierro. On rentre à la nuit tombée.
Organisation en binômes prévue pour le lendemain et bière en discutant du « wélé wélé »…
On regarde les rushs en vrac et au lit !

5 février : levés 7h .
Romish et Victor partent filmer l’acacia, Xin et Reno l’arbre à fleurs, Pierro et moi on part à l’aventure de la brousse sonore !...
Retour  au campement : derush et sieste pour Victor un peu dans le mal et Xin dans le décalage horaire (plus de 30h d’avion pour nous rejoindre…)
Romish entreprend de nettoyer le pied vidéo de l’IFFCAM, Reno de filmer un écureuil au campement.
Vers 15h, Xin, Reno et moi on part en immersion pour 24h (au moins) dans les villages de Ndiaffatte…

Maud, ou Fatou N’diaye.

Stage de cadre des master 2

Au mois de Novembre, les Master 2, une semaine après leurs cadets, se sont aussi rendus en Camargue une semaine dans le but de réaliser un court film en groupe. Un exercice de terrain qui donne souvent de très jolies petites surprises. Voici le film de Yubin Xi, Frédéric Labie et Marine Maigné.

 

La huitième promo en tournage au Sénégal

C'est parti, après Madagascar, les Grues Cendrées, la Pologne et le Québec, c'est au tour du Sénégal d'être investi par une bande d'iffcamiens tout juste sortis de l'oeuf. Le sujet : la création d'un espace naturel communautaire au Sénégal, autour de l'île de Kousmar, dortoir de centaines de Faucon Crécerelettes l'hiver, les enjeux et difficultés d'une démarche participative. Plus d'informations sur le site internet du projet. Le tournage, qui va durer deux mois, va se dérouler en deux parties. La première équipe à partir est composée de Nicolas, Thibault, Marie, Pierrot, Jonathan, Camille et Majella. Le film que cette dernière a réalisé en fin de Master 2 est maintenant disponible sur internet, le voici :

Films de stage

Comme tous les ans, les Master 1 sont partis une semaine en stage sur un terrain propice à la prise de vue animalière. Cette année c'était la Camargue, en compagnie de deux cinéastes animaliers, Patrick Luneau et Thierry Thomas. Une fois le stage terminé, ils ont pour objectif de réaliser un petit film avec leurs premières images. Voici les deux premiers !